La parole à Patricia de Lille, ministre du Tourisme de la République d’Afrique du Sud

Patricia de Lille, ministre du Tourisme de la République d’Afrique du Sud

Meetings Africa, salon professionnel du secteur MICE, s’est déroulé au Sandton Convention Centre de Johannesburg, en février dernier, au cœur du quartier d’affaires de la capitale du Gauteng, relié à l’aéroport par le Gautrain. Lors de cette 19ᵉ édition, Patricia de Lille, ministre du Tourisme de la République d’Afrique du Sud, fait le point pour TendanceNomad sur les enjeux à venir en termes de tourisme et de MICE.

 

Quels sont les grands chantiers du moment en matière d’événements, en Afrique du Sud ?
Patricia de Lille : Nous préparons la tenue en septembre prochain du G20, qui fera de nous le premier pays africain à accueillir un tel sommet. Cela prouve que l’Afrique du Sud n’est pas seulement un pays émergent, avec des équipements de qualité, mais qu’elle est prête pour accueillir des événements majeurs de haut niveau et d’envergure mondiale.

 

Quelle est la situation du tourisme en Afrique du Sud, et plus particulièrement celle concernant le MICE ?
Patricia de Lille : Globalement, nous avons accueilli l’année dernière 9 millions de visiteurs internationaux. Nous ambitionnons d’arriver à 15 millions en 2030, c’est-à-dire augmenter chaque année notre trafic de 1,5 million de visiteurs. Cela correspond à une stratégie nationale en faveur de la création d’emplois, sachant que douze arrivées internationales correspondent à un emploi supplémentaire. Pour le MICE, nous avons les mêmes ambitions, sachant que ce secteur représente environ 15 % de la fréquentation globale.

 

Quels sont vos axes de travail pour les années à venir ?
Patricia de Lille : Notre objectif est de faciliter l’accès de notre destination avec deux axes de travail. D’abord, nous allons accélérer la délivrance de visas à deux marchés d’avenir : la Chine et l’Inde, en nous appuyant sur des tour-opérateurs partenaires et en utilisant toutes les technologies. Et, ensuite, nous devons absolument augmenter notre connectivité aérienne, vers nos principaux aéroports Johannesburg, Le Cap… Car la clientèle souhaite disposer de vols directs depuis son domicile. C’est pour cela que nous allons prochainement organiser une réunion avec les transporteurs aériens.


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Propos recueillis par Jean-François Bélanger à Johannesburg